Il est courant pour un auteur de faire le bilan de l’année écoulée pour en tirer des conclusions et de nouveaux objectifs. Je l’ai déjà fait plusieurs fois, mais cette année j’ai hésité tant il y a à dire sur 2024 et cette nouvelle année 2025. L’année écoulée a été marquée par une série de bouleversements, de défis et d’accomplissements. Une année qui m’a permis de progresser, de m’ouvrir à de nouveaux horizons et d’affirmer des choix essentiels. Elle a été si importante que je ne peux que la partager avec vous.
2024 : une année transformatrice
Des projets menés à bien, de nouvelles expériences, des réussites, des déceptions : je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer au cours de l’année du Dragon de terre ! En fait, je l’ai vécue comme quelqu’un qui n’a plus que quelques mois à vivre, sans bien savoir pourquoi (je vais très bien, je vous rassure). Pour que chaque jour compte.
De nombreuses réalisations à un rythme effréné
En avril, j’ai publié Le garçon d’Oujda, un projet littéraire qui me tenait particulièrement à cœur puisqu’il retrace les mémoires de mon grand-père. Plonger dans son histoire a été une expérience passionnante et d’une richesse inestimable.
En juin, j’ai lancé La découvreuse, un blog lifestyle conçu comme un espace de partage autour de mes innombrables centres d’intérêt et de connaissances. L’accueil a été immédiat et enthousiaste, et pour cela, je ressens une profonde gratitude. Ce blog m’a incitée encore plus à expérimenter de nouvelles disciplines, comme la calligraphie chinoise, la broderie ou encore la création de bijoux.
Septembre a marqué un tournant professionnel avec la création de Polymnesia, mon agence dédiée aux auteurs. Je propose désormais un accompagnement complet : bêta-lecture, correction, graphisme, communication web, développement, montage vidéo… Un projet ambitieux qui m’a demandé d’élargir mes compétences et d’explorer d’autres facettes de mon métier. Au cours de l’année, une cinquantaine d’auteurs m’ont fait confiance pour environ cent soixante prestations différentes. Mille mercis à vous !
De loli à Lux : la métamorphose artistique
Sur un plan plus personnel, 2024 a été une année de métamorphose. Elle m’a vue me transformer, revenir à l’essentiel et m’ancrer davantage dans qui je suis. Ce renouveau s’est matérialisé dans mon évolution en tant qu’auteure, avec un nom de plume qui me correspond pleinement : Lux Artésia. Mes premiers tatouages en novembre et les derniers que j’ai faits en février symbolisent d’ailleurs cette mue intérieure.
Ce changement de nom a été l’occasion de refaire mon site auteur (celui que vous parcourez actuellement) et de proposer une nouvelle version de tous mes booktrailers, en collaboration avec les voix off professionnelles Fabien Lemoine, Cookie Voice et Sutchie. Merci à eux pour leur travail de qualité !
C’est de cette évolution qu’est né Strophalos, récit poétique rassemblant 80 poèmes. Pour solder le passé avant de commencer un nouveau cycle. Ce recueil de poésie, le quatrième que je publie, est sorti le 19 janvier, peu avant le début de la nouvelle année chinoise. Et quelle année : celle du Serpent de bois, l’animal qui par définition abandonne derrière lui son ancienne peau pour s’en créer une nouvelle. Dans cette idée, on ne s’étonnera pas de trouver dans Strophalos de nombreuses références au serpent comme au phœnix (et bien d’autres choses encore).
Tout récemment, j’ai concrétisé cette évolution par un shooting studio avec le photographe Alban Descampeaux, que je remercie pour son œil professionnel et sa gentillesse qui met tout de suite à l’aise.
Accepter le changement
Le changement : il fait peur parfois, et pousse même certains à le refuser, à rester sur des terres connues, à s’accrocher au rivage. Pourtant, il est inéluctable, car notre existence n’a de réalité que si elle est en mouvement. Rien n’est figé, ou ce n’est plus la vie. C’est ceci, par exemple, qui rend les utopies littéraires (comme celle de Thomas More ou l’Eldorado de Voltaire) si effrayantes : dans un monde idéal, où tout est déjà parfait, il n’y a plus d’évolution et le temps lui-même s’arrête.
Bref, plutôt que résister au changement, j’ai choisi de l’accepter pleinement et de le vivre avec sérénité. Cette année m’a appris à lâcher prise sur mes angoisses de l’avenir et à garder confiance en la vie. Et d’abord, en moi-même.
2025 : à la croisée des chemins
Si 2024 a été une année d’évolution, 2025 s’annonce celle des décisions. Les deux premiers mois, assez chaotiques, m’ont montré les limites de ma vie actuelle et la nécessité de ne pas me laisser enfermer dans une dynamique qui ne me correspond plus.
Une évolution inévitable
Cela fait dix ans que j’accompagne mes confrères auteurs dans leurs aventures littéraires. Comme correctrice, graphiste, coach… J’aime accompagner les auteurs et j’ai toujours soutenu la littérature indépendante. Mais après des années dans ce domaine, le temps a fait son œuvre. Certains aspects du métier m’incitent à tourner la page. En outre, depuis quelques mois, je remarque une hausse des clients agressifs, indélicats voire carrément discourtois. Si j’ai l’expérience nécessaire pour gérer ces situations, il n’en demeure pas moins que l’optique consumériste de certains confrères me lasse.
Un projet de reconversion germe en moi, avec trois verbes maîtres : créer, aider, guérir. Nous nous sommes déjà tous demandé, au moins une fois, quelle était notre place dans ce monde, notre « mission de vie », comme certains disent. Je ne sais pas si mon projet résoudra cette ambitieuse question, mais il me permettra sans aucun doute d’être plus alignée avec moi et avec les autres. Ce projet demandera du temps pour se concrétiser, car je vais devoir reprendre des études et me former, mais il est là, en construction.
Mes projets d’écriture
L’écriture reste bien sûr au cœur de ma vie, avec plusieurs projets en cours :
- Contes des âmes perdues , un recueil de contes et légendes revisités.
- Falaise , un nouveau récit poétique.
- Sous l’horizon noir, la mer , un roman onirique.
- La danse du phœnix , un autre roman en gestation.
Contes des âmes perdues
Voilà longtemps que j’aimerais m’essayer au conte… Dans ce recueil, l’idée est d’offrir un nouveau regard sur certaines légendes et histoires mythologiques, comme la légende de Niamh et d’Oisin, celle de Freyja et de son mystérieux époux Odr, le mythe d’Eros et Psyché, ceux du cycle arthurien ou encore des personnages de l’imaginaire russe : Snegourotchka, Baba Yaga, etc.
Falaise
La poésie m’accompagne toujours et plus va, plus je la vois comme une narration à part entière. Falaise sera la suite directe de Strophalos. Ce recueil débutera probablement par les Conversations avec la mer que j’avais partagés sur mon Facebook personnel en décembre. Il contiendra aussi la série poétique Les poupées, que j’avais initialement prévu de publier séparément. Au total, Falaise comptera pas moins de 70 poèmes.
Sous l’horizon noir, la mer
Cela fait si longtemps que je travaille sur ce roman ! Un livre très particulier, au croisement du récit psychologique et du conte russe. Le point de départ : une troupe de cirque marche dans une mystérieuse plaine qui n’a ni début ni fin. Sergueï, le marionnettiste, est fasciné par la valise de papier mâché que transporte sans cesse la vieille Baba Yaga. Un soir, faisant fi des interdits, il ouvre la valise et y découvre une poupée. Sous l’horizon noir, la mer, derrière une imagerie inspirée par le clip Sans contrefaçon de Mylène Farmer et des personnages on ne peut plus russes, est d’abord un récit de résilience et de rédemption.
La danse du phoenix
La danse du phœnix est parmi mes romans en gestation l’un des plus avancés. Ce ne sera pas exactement un roman de fantasy, mais il appartiendra à la littérature de l’imaginaire. Peut-être sera-t-il le premier tome d’un long cycle littéraire que je prépare depuis des années, Les fragments d’Azael. Mais de quoi parle-t-il ? me direz-vous. D’incarnation, de chemin, de renaissance. Mais aussi d’un amour douloureusement transformateur entre « celle qui saute » et « celui qui tombe ».
Revenir à moi pour aller vers l’autre
Tourner une page est parfois une nécessité. Même quand ce n’est pas ce que l’on veut. Même quand on veut suspendre l’avancée du livre à mi-course. Une chose est sûre : il est temps d’avancer. De refuser l’immobilisme, d’accepter les départs comme autant d’ouvertures vers l’inconnu. Quand rien ne va plus, il faut choisir le mouvement. C’est ce que je fais en ce moment, comme la Camille de Fred Vargas dont les bottes sont toujours tournées vers la ligne de fuite.
Sur un plan personnel, 2025 sera donc aussi, dans la lignée de l’année écoulée, un temps pour le renouveau et la curiosité, mais plus ciblée cette fois. Contrainte malgré moi de m’éloigner du kung-fu qui a pourtant largement contribué à mon équilibre, je vais devoir me lancer dans un nouveau sport, bien que je sois encore en pleine exploration des possibles. Ce sera l’occasion d’en parler sur La découvreuse.

J’aimerais aussi me former à la photographie, en particulier au noir et blanc et à la prise de vue nocturne. Capturer autrement la lumière et l’ombre, saisir l’instant sous un nouvel angle… Une discipline qui m’attire et qui, je le pressens, viendra enrichir mon univers artistique comme mon projet de reconversion.
Pour l’instant, j’ai un besoin profond d’oxygène. De silence. De mer. Après des mois intenses, je dois composer avec l’insoutenable légèreté de l’être, comme l’écrit Kundera. Cela commencera par un week-end d’écriture en bord de mer, seule. L’occasion de retrouver mon chemin et de guérir par l’eau mon oiseau de feu. Si on a encore un cœur qui bat et qui aime, on peut m’y rejoindre. Ou me laisser à ma solitude, qui est une compagne fidèle.
Et bientôt, je vous reviendrai pour partager mes nouvelles histoires 🖤

La vie est faite d’événements qui nous poussent malgré nous à certains changements.
En tout cas tu n’es pas seule.